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samedi 17 février 2007

Cafouillage sur le coût des promesses électorales de Sarkozy

Les chèques en bois de Sarkozy

Bien avant que les mĂ©dias s’en emparent, nous avions soulignĂ© il y a un mois la « frĂ©nĂ©sie dĂ©pensière de Nicolas Sarkozy Â» (article du 24 janvier), alors mĂŞme que la dette publique laissĂ©e par la droite atteint un niveau critique, pratiquement insoutenable (66% du PIB). Nous relevions alors que l’Institut de l’Entreprise, cercle de rĂ©flexion libĂ©ral, chiffrait dĂ©jĂ  le coĂ»t du programme de Nicolas Sarkozy Ă  54 milliards d’euros, auxquels se sont ajoutĂ©s depuis 68 milliards de baisse de prĂ©lèvements obligatoires, un « bouclier fiscal Â» très accommodant et une rĂ©duction de l’ISF (3 milliards), sans parler d’un second porte-avions (7 milliards) et d’autres broutilles pour quelques milliards d’euros, sans importance, soit dĂ©jĂ  quelques 125 milliards d’euros. Une bagatelle. Bref, le moulin Ă  promesses tourne Ă  plein rĂ©gime, les chĂ©quiers en bois sont sortis.

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vendredi 16 février 2007

L'éducation et la recherche plutôt qu'un second porte-avions

A la diffĂ©rence de Nicolas Sarkozy, SĂ©golène Royal s'est prononcĂ©e jeudi soir contre la construction d'un second porte-avions nuclĂ©aire par la France (coĂ»t Ă©valuĂ© au minimum Ă  7,7 milliards d’euros) et s'est engagĂ©e Ă  ce que la somme correspondante soit attribuĂ©e Ă  l'Education nationale. « Les moyens, nous les trouverons car quand j'entends le candidat de l'UMP demander la construction d'un deuxième porte-avions, je n'y suis pas favorable », a dĂ©clarĂ© la candidate socialiste Ă  Dunkerque, lors d'un meeting sur l'Ă©ducation qui a rassemblĂ© 9.000 personnes. « Si la nation est capable de dĂ©gager le coĂ»t d'un deuxième porte-avions, j'en fais ici le serment, cette marge de manoeuvre supplĂ©mentaire, cette valeur lĂ , n'ira pas Ă  la DĂ©fense nationale mais ira Ă  l'Education nationale », a-t-elle expliquĂ© sous les applaudissements. « Je maintiendrai inchangĂ© l'effort de dĂ©fense nationale (…) mais je n'engagerai pas la construction d'un deuxième porte-avions car je considère que cet effort doit se faire dans le cadre de l'Ă©mergence d'une dĂ©fense europĂ©enne », a prĂ©cisĂ© la candidate.

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Notre prochaine réunion de section

Réunion de section

Cher(e)s ami(e)s :

La prochaine rĂ©union de section se dĂ©roulera :

jeudi 22 février à 20h30
au foyer du jeune travailleur (salle 9)

avec pour ordre du jour : point sur le dĂ©roulement de la campagne de SĂ©golène Royal, divers points. Venez nombreuses et nombreux.

Retrouver ici l'ordre du jour de la réunion


jeudi 15 février 2007

Profits colossaux de Total et licenciements massifs chez Alcatel

Total souille les cĂ´tes bretonnes

Portés par une croissance mondiale élevée, les entreprises du CAC40 dégagent des bénéfices records. Les 14 premiers groupes à avoir annoncés leurs résultats pour 2006 ont réalisé 42,7 milliards d’euros de bénéfice net. Champion toutes catégories de la place parisienne, le groupe Total a annoncé un profit de 12,6 milliards d’euros, soit le plus gros bénéfice jamais réalisé par une entreprise française. 95% de ce résultat provient des ventes à l’étranger. Le groupe bénéficie de la rente pétrolière qui lui assure une marge nette proche de 10%.

Pour Ségolène Royal, ses profits incroyables doivent être mis en parallèle avec les suppressions d’emplois auxquels procède le géant pétrolier qui refuse d’indemniser les communes sinistrées par la catastrophe écologique de l’Erika.

« Je voudrais dire un mot sur l'entreprise Total, qui m'a traitĂ©e de populiste. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Simplement que je revendiquais un peu de justice dans la rĂ©partition des profits », s'est-elle insurgĂ©e lors d'un meeting dans la petite salle des sports de Fressenneville (Somme), devant plus de 500 sympathisants.

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Pourquoi consentons-nous Ă  l'impĂ´t ?

A l'heure oĂą la fiscalitĂ©, les paradis fiscaux et la question des "dĂ©localisations" fiscales occupent une place centrale dans le dĂ©bat prĂ©sidentiel, l'hebdomadaire Alternatives Economiques a lancĂ© une pĂ©tition dont l'initiative mĂ©rite d'ĂŞtre soulignĂ©e sur le thème : « Pourquoi nous consentons Ă  l'impĂ´t ». En cliquant sur ce lien, vous pouvez dĂ©couvrir cette pĂ©tition et les premiers signataires, pĂ©tition dont voici le texte :

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.
L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.

mercredi 14 février 2007

Ségolène Royal présente son Pacte Présidentiel

Le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal

" Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmĂ©. Aujourd’hui, je vous propose le Pacte prĂ©sidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagĂ©e, la fiertĂ©, et la fraternitĂ©.
Plus de 6 000 dĂ©bats ont Ă©tĂ© organisĂ©s sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai Ă©coutĂ© les partenaires sociaux, j’ai rencontrĂ© les associations, j’ai mobilisĂ© les experts. Vous avez Ă©tĂ© nombreux Ă  vouloir participer Ă  cette Ĺ“uvre collective.
J’ai souhaitĂ© ce travail d’écoute et de confrontation des idĂ©es. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rĂ©dige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliĂ©s qu’ils sont Ă©crits. Les promesses doivent ĂŞtre tenues, elles doivent ĂŞtre crĂ©dibles.
Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre.
Plus juste, la France sera plus forte. "

Retrouvez ici le tract couleur de 4 pages "Le Pacte Présidentiel" (252Ko)

mardi 13 février 2007

Procès Numericable contre le Chardon

La 17ème chambre du TGI de Paris

Hasard du calendrier, alors que la presse financière évoquait la possibilité d’une OPA de Numericable sur Iliad, la maison-mère du fournisseur d’accès Free, se déroulait hier dans la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris (celle où se tenait il y a quelques jours à peine le procès des caricatures de Charlie Hebdo) l’audience du procès pour injure, diffamation et dénigrement intenté par Numericable (SA au capital de 968.853.362 euros) contre Le Chardon (trimestriel local sans publicité) pris en la personne de Dominique Gros en qualité de responsable de la publication et Olivier Payraudeau en qualité de responsable de ce site.

La société Numéricable réclame 7.500 euros, le retrait des articles litigieux (lire l'article du 17 janvier 2007) du site sous astreinte ainsi que la publication du jugement à intervenir sur ce site, dans un quotidien national, deux quotidiens régionaux et dans le Chardon.

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La croissance rebondit en 2006... en Europe mais pas en France

La croissance en France

La croissance europĂ©enne a atteint en 2006 son niveau le plus Ă©levĂ© depuis 6 ans selon Eurostat, l'office statistique europĂ©en, soit 2,9% contre seulement 1,7% en 2005. Cette bonne performance est en partie Ă  mettre au compte de la croissance allemande (+2,7%), notamment avec un 4ème trimestre 2006 particulièrement dynamique outre-rhin. L'Ă©conomie espagnole est, elle aussi, très vigoureuse (+3,8%). L'Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE) a d'ailleurs saluĂ© ses « performances remarquables en matière de croissance, d'emploi et de finances publiques depuis plus d'une dĂ©cennie ».

La croissance en France

Mais pour la France, la situation est bien moins glorieuse. Qu'on en juge : pour les Ă©conomistes, la France fait pâle figure avec une croissance de seulement 2% selon le chiffre dĂ©voilĂ© ce matin par l'Insee, un chiffre largement en dessous de la moyenne de la zone euro et infĂ©rieures aux prĂ©visions annoncĂ©es en fanfaronnant par Thierry Breton il y a quelques mois (2,5%). Pour la première fois depuis 1994, il est infĂ©rieur Ă  celui de l'Allemagne. « La croissance française figure Ă  la dixième place de la zone euro », relève l'Ă©conomiste Marc Touati (Natexis-Banques Populaires). La France est en effet loin derrière tous ses partenaires Ă  l'exception de l'Italie, qui toutefois dĂ©passe, elle, les prĂ©visions. Et l'Ă©conomiste, inquiet, de poursuivre : « Si dĂ©jĂ  dans un contexte de croissances mondiale et europĂ©enne soutenues, celle de l'Hexagone ne parvient pas Ă  dĂ©passer les 2%, il est Ă  craindre qu'elle n'y arrivera pas en 2007 alors que les croissances mondiale et europĂ©enne ralentiront ». L'ensemble des Ă©conomistes jugeaient mardi la croissance « dĂ©cevante », rapportait l'AFP. Si la politique actuelle est maintenue, ils tablent sur une croissance de 1,6% seulement pour 2007, soit 0,2 point de moins que la croissance de la zone euro.

Conclusion : avec la droite, il n'y a pas d'emploi ni de croissance. Il est donc urgent de changer rapidement de politique Ă©conomique pour favoriser l'emploi, l'investissement, le pouvoir d'achat et in fine la croissance plutĂ´t que la rente et la rentabilitĂ© Ă  court terme.

lundi 12 février 2007

Réponse à Jean-Marie Rausch sur le câble à Metz

Ainsi que le RĂ©publicain Lorrain s'en est fait l'Ă©cho aujourd'hui dans un article fort justement intitulĂ© « Dominique Gros dĂ©fend le vrai service public », vivement attaquĂ© par Jean-Marie Rausch sur ses vues quant aux solutions Ă  apporter aux insuffisances du rĂ©seau câblĂ©, Dominique Gros, conseiller municipal (PS) a tout aussi vivement rĂ©pliquĂ© :

Réponse à Jean-Marie Rausch.

Le Maire de Metz a la mĂ©moire courte. Avant de m’attaquer et de me reprocher de dĂ©fendre les messins victimes des problèmes rencontrĂ©s sur le câble Ă  Metz, il aurait du relire sa dĂ©claration du 22 aoĂ»t dans le RĂ©publicain Lorrain :

« Je suis en dĂ©saccord par rapport Ă  la manière de faire de NumĂ©ricable. Nous sommes cependant dans une Ă©conomie de marchĂ© et France Telecom s'est dessaisie de sa sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e au profit de NumĂ©ricable. Nous sommes lĂ  dans l'ordre des choses. En revanche, je pense que la nouvelle sociĂ©tĂ© n'agit pas avec transparence. Cela pose aujourd'hui un problème aux Messins qui sont confrontĂ©s Ă  ce monopole. Je crois qu'il faudrait que NumĂ©ricable affiche un prix exact, avec une offre de service exacte et un contenu exact. Car dans le cas prĂ©sent nous sommes otages de ses pratiques, qui manquent de clartĂ© ! »

A l’époque, il savait que les messins Ă©taient victimes d’un monopole. Il croit aujourd’hui que le service est « globalement normalisĂ© Â» alors que les problèmes continuent, pannes de tĂ©lĂ©, chaines promises par contrat et non distribuĂ©es, liaisons Internet indisponible ou en panne, prĂ©lèvement financiers anormaux, augmentations unilatĂ©rales… Mais aussi, quand un locataire de l’OPAC veut faire jouer la concurrence et passer Ă  un autre fournisseur de tĂ©lĂ©vision par un autre moyen que le câble, il est obligĂ© de continuer Ă  payer l’abonnement Ă  NumĂ©ricable. Le maire de Metz est bien mal informĂ© de ce qui se passe dans sa ville. La vĂ©ritĂ© oblige Ă  dire que l’ancien fleuron de sa communication « du troisième millĂ©naire Â» est devenu un problème. En effet, Ă  la diffĂ©rence d’autres villes qui ont concĂ©dĂ© leur rĂ©seau pour une durĂ©e limitĂ©e et donc peuvent le rĂ©cupĂ©rer Ă  l’issue de la concession, l’infrastructure de Metz appartient en propre Ă  une sociĂ©tĂ© possĂ©dĂ©e par des financiers dont la raison d’être est seulement de gagner de l’argent.

Que le maire de Metz explique que la ville proposera le moment venu par appel d’offre l’occupation du domaine public Ă  d’autre opĂ©rateurs est une vue de l’esprit car personne n’installera un second rĂ©seau parallèle Ă  celui qui existe. C’est le rĂ©seau tel qu’il est installĂ© qui rend le « service public Â» Ă  la disposition des messins. Or aujourd’hui, la ville n’a aucun moyen de pression sur ce service public mal rendu.

La solution envisagĂ©e de l’UEM n’est donc pas hasardeuse, mais de bon sens. VoilĂ  une rĂ©gie municipale, bientĂ´t transformĂ©e en SociĂ©tĂ© d’Economie Mixte, dont tout le monde se fĂ©licite. C’est un atout pour Metz. Le maire de Metz a mĂŞme parlĂ© de son « magot Â». Elle gère dĂ©jĂ  un rĂ©seau câblĂ© dans quarante communes autour de Metz, rĂ©seau qui sera numĂ©rique en septembre prochain, grâce au rĂ©seau très haut dĂ©bit installĂ© par le Conseil GĂ©nĂ©ral. L’UEM a donc Ă  la fois la compĂ©tence et les moyens de se positionner pour le rĂ©seau messin, surtout si NumĂ©ricâble fait de mauvaises affaires comme cela est invoquĂ© pour justifier les suppressions d’emplois et la dĂ©localisation en Tunisie de son centre d’appel tĂ©lĂ©phonique. Quand on appelle l’UEM, c’est de Metz que l’on dĂ©croche. L’UEM a rĂ©cemment rĂ©alisĂ© une opĂ©ration du mĂŞme genre en reprenant la gestion du rĂ©seau de chaleur de Borny. Elle investit actuellement 7M€ dans la liaison inter rĂ©seaux et ce ne sont pas les usagers de Borny qui se plaindront de voir leur facture de chauffage diminuer. Je continue donc Ă  penser qu’il s’agit d’une Ă©ventualitĂ© Ă  prendre en compte dans l’intĂ©rĂŞt des messins.

Dominique Gros, le 10 février 2007

Le rapport sur la fiscalité remis à Ségolène Royal

Il y a un mois, Ségolène Royal chargeait Dominique Strauss-Kahn d'établir un rapport avec des propositions pour une fiscalité plus juste pour notre pays. Vendredi, l'ancien ministre de l'Economie et des finances a remis son rapport (sous forme d'une clé USB) à notre candidate. Ce rapport est court et dense.

Depuis 2002, l’économie française a Ă©tĂ© considĂ©rablement affaiblie. Ce constat, chacun peut le faire. Le rapport Strauss-Kahn sur la fiscalitĂ© identifie d’emblĂ©e quatre grand dĂ©fis Ă  relever :

  • Un appareil productif en panne : la croissance marque le pas au second semestre 2006. Elle est infĂ©rieure d’un point Ă  celle des autres pays de l’OCDE, y compris l’Allemagne. En outre, la compĂ©titivitĂ© de l’économie s’est dĂ©gradĂ©e considĂ©rablement en quatre ans avec pour consĂ©quence une balance commerciale qui, de très excĂ©dentaire en 2002, est devenue lourdement dĂ©ficitaire en 2006 (-30 milliards d’euros). Une spirale du dĂ©clin qu’il convient d’inverser rapidement…
  • Une dette publique insoutenable : entre 2002 et 2006, le poids de la dette publique s'est accru de plus de 8 points de PIB tandis que depuis 2002, les comptes sociaux sont dĂ©ficitaires et ont triplĂ© depuis. La dette sociale accumulĂ©e avoisine dĂ©sormais 80 milliards d'euros. Cette situation a pour consĂ©quence que les intĂ©rĂŞts de la dette sont le deuxième poste des dĂ©penses de l'Etat. Parallèlement, la capacitĂ© Ă  faire face aux engagements Ă  long terme (retraites) sont obĂ©rĂ©s.
  • Un dĂ©fi Ă©cologique impĂ©rieux : c’est aujourd’hui une certitude: les consĂ©quences du rĂ©chauffement climatique constituent l’une des principales menaces qui pèsent sur notre planète. Les atermoiements ne font qu’accroĂ®tre les coĂ»ts sociaux et Ă©conomiques qu’il faudra supporter. Il faut donc diminuer notre consommation Ă©nergĂ©tique et dĂ©velopper les Ă©nergies renouvelables.
  • Un modèle social malmenĂ© : stagnation du pouvoir d’achat et panne de la redistribution : le chĂ´mage officiel n'a cessĂ© de croĂ®tre entre 2002 et 2005 avant de reculer et de se retrouver au niveau de 2002. Pendant ce temps, le nombre de RMistes s'est accru de plus de 20% pour atteindre 1,25 million d'allocataires, les inĂ©galitĂ©s se sont fortement accrues selon l'Insee, le consentement Ă  l'impĂ´t recule. Le risque est l'accroissement de l'individualisme.

Face Ă  ses dĂ©fis, le rapport propose trois principes…

  • Stabiliser les prĂ©lèvements obligatoires pour rĂ©duire la dette publique avec pour objectif de diminuer en pourcentage du PIB la dette publique.
  • Mettre la fiscalitĂ© aux services des prioritĂ©s des socialistes : favoriser l'emploi et l'activitĂ© Ă©conomique, promouvoir une croissance respectueuse de l'environnement et asseoir une vraie justice fiscale.
  • AmĂ©liorer l'efficacitĂ© de la dĂ©pense publique : il faut rĂ©former l'Etat de sorte que chaque euro dĂ©pensĂ© soit un euro utile, ce qui passe par une dĂ©finition prĂ©cise des objectifs des services publics et une mesure de leur performance. Contrairement Ă  ce que veut la droite, la rĂ©forme de l’Etat ne doit pas viser Ă  une rĂ©gression de l’action publique mais au contraire Ă  mieux rĂ©pondre aux besoins des Français et, en particulier, de ceux qui sont les plus fragiles.

…Et quatre orientations :

  • RĂ©tablir la solidaritĂ© et l’égalitĂ© devant le prĂ©lèvement fiscal et social en affichant la vĂ©ritĂ© des taux, en instaurant la retenue Ă  la source, en assurant l'Ă©galitĂ© des citoyens devant l'impĂ´t et en rĂ©duisant le nombre de "niches" fiscales, en luttant Ă©galement contre les avantages qui favorisent la rente plutĂ´t que le travail (ce qui implique de revenir sur les baisses d'impĂ´ts depuis 2002 pour les 1% les plus fortunĂ©s et de supprimer le bouclier fiscal), et en mettant en place une fiscalitĂ© citoyenne (ce qui implique de faire contribuer, comme en Suisse et aux Etats-Unis, les Français installĂ©s Ă  l'Ă©tranger). Assurer l'Ă©galitĂ© fiscale entre les territoires en allĂ©geant la pression fiscale locale des mĂ©nages et en renforçant la solidaritĂ© financière entre les territoires. Assurer l'Ă©galitĂ© fiscale entre les assurĂ©s sociaux en rééquilibrant les comptes sociaux (obligation de prĂ©senter un projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale en Ă©quilibre, pĂ©rennisation des retraites).
  • Donner Ă  la fiscalitĂ© tout son rĂ´le dans la promotion du dĂ©veloppement durable en favorisant les comportements responsables et en taxant les pollutions.
  • RĂ©tablir une fiscalitĂ© favorable Ă  l’activitĂ© et au renforcement de notre système productif en incitant les entreprises Ă  favoriser l'emploi et l'environnement (changement du mode de calcul de l'impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s), en encourageant les PME Ă  innover et Ă  investir, en luttant contre la concurrence dĂ©loyale.
  • Assurer l’efficacitĂ© de la dĂ©pense publique : la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) a Ă©tĂ© créée Ă  l'initative des socialistes (Didier Migaud) pour assurer cette efficacitĂ©, il faut aller vers plus d'efficacitĂ© et une meilleure gouvernance de la dĂ©pense publique en respectant une dĂ©centralisation Ă©quilibrĂ©e.

Rapport Strauss-Kahn pour une fiscalité plus juste

dimanche 11 février 2007

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal

Devant 15.000 personnes rĂ©unies Ă  Villepinte ce dimanche 11 fĂ©vrier, SĂ©golène Royal a dĂ©clinĂ© son pacte prĂ©sidentiel avec les Français qui comprend 100 propositions pour faire Ă©merger une France neuve. En voici les principales :

ECONOMIE
- Augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l'innovation de 10% par an.
- Création d'une Agence nationale de réindustrialisation.
- Priorité à l'investissement des entreprises avec un taux d'impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s'il est distribué aux actionnaires.

POUVOIR D'ACHAT
- le SMIC sera porté à 1.500 euros, le plus tôt possible dans la législature. Organisation d'une conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux dès juin 2007. Elle sera annuelle.
- Revalorisation des petites retraites de 5%.
- Revalorisation immédiate de 5% des allocations aux personnes en situation de handicap.
- Doublement de l'allocation de rentrée scolaire qui sera versée aux familles en deux fois.
- Réglementation des coûts bancaires, plafonnement des agios et pénalités liées aux incidents de paiement, création d'un service universel bancaire de base.
- Augmentation des allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes.
- Construction de 120.000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A. L'Etat pourra en outre se substituer aux maires qui n'appliquent pas la loi SRU.
- Création d'un service public de la caution, simplification des procédures d'expulsion des locataires de mauvaise foi.
- Remise à la location des logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle.
- Encourager l'accès à la propriété par l'extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
- Mise en place de plusieurs indices des prix reflétant la dépense des ménages (minima sociaux, SMIC, retraites).

EMPLOI
- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l'engagement de ne pas licencier quand l'entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail. Suppression du CNE pour faire du CDI la règle.
- Création du droit au premier emploi des jeunes, pour qu'aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ouvrir 500.000 emplois tremplins aux jeunes.
- Instauration d'un prêt à taux zéro de 10.000 euros en faveur de chaque jeune pour l'aider à construire un projet.
- Mise en place d'un revenu de solidarité active (RSA) permettant l'amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
- Mise en place d'une sécurité sociale professionnelle garantie par l'Etat et permettant à chaque chômeur de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90% du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d'emploi.

Grand meeting de Ségolène Royal à Paris-Nord-Villepinte le 11 février

EDUCATION
- Scolarisation obligatoire dès trois ans.
- Soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs.
- Révision de la carte scolaire.
- Renforcement de la présence adulte dans les établissements y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d'un deuxième adulte dans les classes.
- Implantation de classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus.
- Création d'emplois-parents.
- Création d'une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l'entrée dans la vie active.

SANTE
- Mise en oeuvre d'une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d'une consultation par semestre.
- Contraception gratuite pour les femmes de moins de 25 ans.
- Rétablissement des moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière.

SECURITE
- Enseignement de la civilité aux enfants, avec des programmes d'éducation au respect de l'autre.
- Lutte contre les violences scolaires en renforçant la présence des adultes dans les établissements.
- Développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire.
- Adoption d'une loi-cadre sur les violences conjugales.
- Création d'une nouvelle police de quartier.
- Doublement du budget de la justice.

ENVIRONNEMENT
- Anticiper l'épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020.
- Généraliser l'isolation et les économies d'énergie dans le logement, appliquer le principe pollueur-payeur.
- Conditionner les nouveaux permis de construire à des objectifs environnementaux dans la totalité du parc immobilier public.
- ArrĂŞt des essais OGM en plein champ.

INSTITUTIONS
- Instauration du non-cumul des mandats pour les parlementaires.
- Introduction d'une part de proportionnelle pour l'élection des députés et modification du mode de scrutin pour les sénateurs.
- Suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires.
- Introduction de la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques. Les citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander l'examen d'une proposition de loi.
- Donner le droit de vote pour les élections locales aux étrangers séjournant régulièrement en France depuis plus de cinq ans.
- Instauration d'un service civique pour les jeunes.
- Garantir l'égalité des droits pour les couples de même sexe.

POLITIQUE INTERNATIONALE
- Création d'un gouvernement de la zone euro.
- Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l'Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace.

IMMIGRATION
- Instituer un visa permettant des aller-retour multiples sur plusieurs années.
- Rétablir la règle des 10 ans comme critère de régularisation.
- Régulariser les sans-papiers à partir de critères fondés sur la durée de présence en France, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d'un contrat de travail.

Le Pacte PrĂ©sidentiel de SĂ©golène Royal : les 100 propositions


Ségolène - Discours de Villepinte

jeudi 8 février 2007

Grand meeting de Ségolène Royal à Paris

Grand meeting de Ségolène Royal à Paris-Villepinte 11 février 2007

Ségolène Royal acclamée lors du meeting parisien

« Le peuple doit se saisir du projet prĂ©sidentiel, la rĂ©volution dĂ©mocratique est en marche ». Le message de SĂ©golène Royal, le 6 fĂ©vrier Ă  la Halle Carpentier devant 5.500 personnes enthousiastes, est clair : bâtir une nouvelle France et battre une droite mĂ©prisante, clanique et en Ă©chec. « Mais d'oĂą tirons-nous notre force, alors qu'on nous dit en difficultĂ© ? Nous tirons cette force de nos convictions, de notre rassemblement. Nous tirons cette force de notre amour de la dĂ©mocratie » s'est exclamĂ© le maire de Paris Bertrand DelanoĂ«. SĂ©golène Royal a critiquĂ© Sarkozy, l'homme des « mises en scène berlusconienne », le candidat de la droite des privilèges et de l'oligarchie, qui tient un discours semblable Ă  celui de la droite amĂ©ricaine du temps de la guerre du Vietnam et de la dictature brĂ©silienne, celui qui aurait fait la guerre en Irak, celui qui sape la valeur travail et propose un grand bon en arrière, le libĂ©ralisme dĂ©bridĂ©, la rĂ©gression sociale, l'affaiblissement dĂ©mocratique et la confiscation du pouvoir par un petit groupe Ă©conomique, politique et mĂ©diatique. SĂ©golène Royal lui oppose le progrès social et l'investissement dans le capital humain, dans la fidĂ©litĂ© de ce que la France a de meilleur, avec des règles Ă©quitables qui civilisent le marchĂ©, une puissance publique qui assume son rĂ´le, une voix qui porte dans le monde, une dĂ©mocratie participative et une intĂ©gration des normes sociales et environnementales, un pays tournĂ© vers le Sud.

Loin de se « gauchiser », la droite fait diversion, le temps de la campagne. « Il y a bien deux visions diffĂ©rentes de la France et de son avenir » a dĂ©noncĂ© notre candidate. Elle s'est engagĂ©e Ă  ĂŞtre la prĂ©sidente d'une France mĂ©tissĂ©e face Ă  l'inspiration anti-laĂŻque et communautariste de Nicolas Sarkozy, qui ne fait pas mystère de son dĂ©sir de modifier la loi de 1905 sur la sĂ©paration de l'Ă©glise et de l'Etat.

Un très bon discours qui prĂ©figure de la dynamique croissante que l'on ressent dĂ©jĂ  autour de la candidate socialiste. Comme l'a notĂ© Jean-Pierre Chevènement, Ă  la vision « attrape-tout, brocanteur de l'Histoire Â» de Nicolas Sarkozy, SĂ©golène Royal a opposĂ© une autre vision, exigeante de la RĂ©publique. « Nous entrons dans une nouvelle phase. Les Français ont compris que nous nous battons logique contre logique, que nous avions contre nous les puissances de l'argent. Nicolas Sarkozy fait l'unanimitĂ© dans les Ă©lites, mais il est loin d'avoir des soutiens dans le peuple Â».


Segolene - Discours de Paris du 6 février

mercredi 7 février 2007

Meeting de Ségolène Royal à Paris-Villepinte le 11 février

Ségolène Royal présentera son programme présidentiel le 11 février 2007

mardi 6 février 2007

Julien Dray à Metz le 12 février

Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal sera lundi 12 février à l'Université Paul-Verlaine de Metz.

Il sera reçu à 20h00 au Petit-Théâtre du Saulcy (derrière la Présidence et la Bibliothèque) pour une soirée "Face à la presse". Entrée libre.

Au lendemain de l'annonce par SĂ©golène Royal de son programme politique pour les 5 ans Ă  venir, Julien Dray rĂ©vĂ©lera Ă  Metz ses espoirs et ses craintes Ă  60 jours du 1er tour de la prĂ©sidentielle. Ă€ l'occasion de ce 2e dĂ©bat citoyen organisĂ© par l'universitĂ© Paul Verlaine–Metz, Julien Dray sera placĂ© sous un double feu de questions, celles des journalistes rĂ©gionaux et celles du public. Au menu des dĂ©bats : quel rĂ´le et quels moyens pour l'universitĂ© demain ? Quelle place pour les jeunes dans la sociĂ©tĂ© ? Pour qui se bat le PS aujourd'hui ? Que peut-on attendre d'une femme qui vise l'ÉlysĂ©e ? L'environnement sera-t-il vraiment au centre des prĂ©occupations de la candidate ? Va-t-on se diriger vers une VIe RĂ©publique…?

Par ailleurs, je serai ce soir l'invité de RTL9 dans l'émission "Bienvenue chez vous" à 17h45.

Les médias ne commentent pas les propositions de Ségolène Royal

Au lendemain du show de Nicolas Sarkozy sur TF1, Christiane Taubira dĂ©plore, dans une interview Ă  France 2, le manque d'objectivitĂ© des mĂ©dias. Elle constate que « les Français voient bien qu’il y a ces dĂ©bats participatifs auxquels ils participent » et se fĂ©licite « que dans les propos, les dĂ©clarations de SĂ©golène Royal, il y a des propositions très prĂ©cises ».

Elle dĂ©plore en revanche le manque d'objectivitĂ© des mĂ©dias : « On ne commente pas ses propositions, on ne les dissèque pas. A la limite qu’on les critique, mais on ne le fait pas, par contre on reste deux – trois â€“ quatre jours sur une demi-phrase et on en fait la championne des maladresses ».

« Dans la sociĂ©tĂ© il y a effectivement une attente pour un rapport politique, un rapport au pouvoir qui soit diffĂ©rent, donc je crois que la sociĂ©tĂ© française est effectivement prĂŞte Ă  accueillir une femme au sommet de l’Etat. Par contre, manifestement il y a des corps constituĂ©s, il y a des milieux installĂ©s qui ont du mal avec ça et qui manifestement lui rĂ©servent un rĂ©gime particulier ».

« Je tiens Ă  ce que la gauche revienne aux responsabilitĂ©s, une gauche modernisĂ©e, une gauche qui a le courage d’évaluer son action au gouvernement. Une gauche qui ose entrer en dialogue avec la sociĂ©tĂ© française. C’est ce que fait SĂ©golène Royal avec ses nouvelles mĂ©thodes, avec ce courage d’écoute ».

lundi 5 février 2007

L'homme n'est pas une marchandise comme les autres

Pour Nicolas Sarkozy, l'homme est une marchandise mĂŞme si elle n'est pas comme les autres. Sur I-TĂ©lĂ©, le 10 novembre dernier, verbatim : « Je suis un libĂ©ral au sens oĂą je crois Ă  la libertĂ©. Mais je suis Ă©galement un humaniste au sens oĂą je crois que la production de richesses doit avoir un sens, que la morale ça compte, que la spiritualitĂ© ça existe, que l'homme a une destinĂ©e, et qu'on ne fait pas n'importe quoi avec l'homme qui n'est pas une marchandise comme les autres… ». Applaudissements nourris dans la salle. RĂ©vĂ©lateur…


Sarko : "l'homme est une marchandise"

Insécurité : le triste bilan de Sarkozy

Les hebdomadaires (L'Express, Le NouvelObs, Le Canard EnchaĂ®nĂ© pour ne citer que ceux-lĂ ) ont rĂ©cemment consacrĂ© des dossiers au bilan du ministre de l'IntĂ©rieur-candidat dans le domaine de la sĂ©curitĂ© afin de rĂ©pondre Ă  la question : « Nicolas Sarkozy a-t-il rĂ©ussi ? ». Le verdict est implacable : après quatre annĂ©es place Beauvau, c'est l'Ă©chec qui domine. Toutes les analyses convergent : les chiffres de la dĂ©linquance en France Ă©voluent prĂ©cisĂ©ment dans le mĂŞme sens que dans la plupart des pays europĂ©ens.

Ainsi, les faits constatĂ©s ou dĂ©clarĂ©s de dĂ©linquance (et non la dĂ©linquance proprement dite) hors violence aux personnes diminue de 9,4% depuis 2002. Les trois-quarts de la baisse concernent les vols. Mais ces faits sont aussi en diminution de 16% en Belgique et en Italie, et de 7% en Allemagne et en Grande-Bretagne. Mais il convient de noter par exemple que les vols de voiture sont en baisse de 30% en Belgique, 16% en Grande-Bretagne et 14% en Allemagne, soit des chiffres globalement meilleurs qu'en France. Ceci s'explique pour l'essentiel par le dĂ©veloppement des moyens individuels de protection des biens (gardiennage, antivols Ă©lectroniques, protections Ă©lectroniques,…), et absolument pas par l'agitation mĂ©diatique de Nicolas Sarkozy.

Mais le plus inquiĂ©tant reste Ă  venir : si les atteintes aux biens ont diminuĂ©, les violences volontaires aux personnes physiques ont explosĂ© de +31% entre 2002 et 2006. Rien que pour l'annĂ©e 2006, elles ont augmentĂ© de 5,6% ! 92 dĂ©partements sur 100 sont concernĂ©s par cette progression. (source : Office National de la DĂ©linquance-OND). Pour ĂŞtre exact, il faut reconnaĂ®tre que les chiffres de la dĂ©linquance contre les personnes sont aussi mauvais chez nos partenaires europĂ©ens.

Le bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur est donc strictement nul. Il n'a servi à rien. Gageons que comme président de la République, il ne servirait à rien non plus.

Article de L'Express du 11 janvier 2007 (extrait)

Des logements étudiants indispensables

Suite à la fin de non-recevoir opposée par la ville à l'installation de logements pour les étudiants sur le Technopole, le Républicain Lorrain (vendredi 2 février) s'est fait écho de la position de Richard Lioger, président de l'Université.

Suite Ă  la rĂ©union de la CA2M (Lire RL d'hier), le prĂ©sident de l'universitĂ© Paul Verlaine-Metz (UPVM) a laissĂ© Ă©clater sa colère hier : « MalgrĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s depuis des mois, les assurances de la RĂ©gion et de l'Etat — qui sont prĂŞts Ă  participer Ă  la construction de chambres Ă  Metz â€” des Ă©lus auraient dit que les 150 chambres que nous rĂ©clamons depuis des annĂ©es ne seraient pas nĂ©cessaires au prĂ©texte qu'il y aurait "des chambres libres Ă  l'ENSAM" ! Ou c'est une mauvaise plaisanterie ou c'est une très mauvaise connaissance du dossier. Â»

Rappelant le « besoin vital pour le dĂ©veloppement de l'universitĂ© Â» que constituent ces 150 chambres, le Pr Lioger explique que les chambres libres Ă  l'ENSAM et sur le site Bridoux Ă©voquĂ©es par le CROUS le sont parce que « ces studios sont mal adaptĂ©s au logement Ă©tudiant et notamment trop chères Â» et de fustiger la « fibre nancĂ©ienne de la directrice du CROUS Â». Mais, indique Richard Lioger, « on comprend moins bien que des Ă©lus de la CA2M la suivent. Â»

Petit rappel : 35 % des Ă©tudiants messins sont boursiers et n'ont pas la possibilitĂ© de se loger dans des conditions autres qu'en chambre d'Ă©tudiant « et certainement pas dans le privĂ© Â», fulmine le prĂ©sident de l'UPVM. Ce dernier rappelle en outre : « Les conditions sociales sont au premier rang des raisons de la non-poursuite d'Ă©tude et de l'Ă©chec. A l'heure ou l'on dit que la Lorraine manquera de cadres dans 10 ans. Ou l'on cĂ©lèbre l'ascenseur social pour donner aux jeunes d'autres perspectives que de brĂ»ler des voitures. On refuse cette politique de logement ? Cet investissement direct dans notre jeunesse ? Â»

Enfin, Richard Lioger estime que pour faire de Metz une ville Ă©tudiante, « il faut que les Ă©tudiants soient fixĂ©s Ă  Metz et participent Ă  la vie messine, notamment sur le plan culturel Â» et indique qu'« on ne peut pas faire du technopĂ´le un site universitaire uniquement de 9h du matin Ă  18h le soir. Comme sur les campus amĂ©ricains : il faut y vivre. Le directeur de l'ENIM se trompe en pensant que les 150 Ă©tudiants de l'ENIM qui logent actuellement sur le Saulcy feront la navette tous les jours. Â» Forte de 90 % des Ă©tudiants, 90 % des enseignants et chercheurs et 90 % du potentiel des laboratoires messins, l'UPVM « attend des actes : si ces chambres ne sont pas construites c'est notre capacitĂ© de dĂ©veloppement qui sera obĂ©rĂ©e Â».

samedi 3 février 2007

Les débats participatifs rencontrent un vif succès

A quelques jours de la première Ă©tape de prĂ©sentation du programme prĂ©sidentiel de SĂ©golène Royal, les dĂ©bats participatifs organisĂ©s partout en France font figure de vĂ©ritable rĂ©ussite, comme le confirme un article du journal Le Monde (ci-dessous). Frustrations, angoisses, colère parfois, dĂ©sirs de changement toujours, les Français ont un formidable besoin de parler, d'ĂŞtre Ă©coutĂ©s… et d'ĂŞtre entendus. DĂ©buter une campagne par une phase d'Ă©coute de nos concitoyens Ă©tait un pari audacieux et dĂ©routant lancĂ© par SĂ©golène Royal qui voulait des dĂ©bats de fond et de terrain plutĂ´t qu'une litanie sans fin de promesses dĂ©magogiques et une succession de coups bas. Pari gagnĂ©. Les dĂ©bats suscitent un vĂ©ritable et large engouement.

Le 11 fĂ©vrier, plus de 5 000 dĂ©bats auront eu lieu dans tout le pays et près d'une centaine en Moselle sur les quatre principaux thèmes de SĂ©golène Royal : « Education, formation et accès Ă  l'emploi », « Lutte contre les violences et insĂ©curitĂ©s », « Vie chère, pouvoir d'achat », « Environnement et codĂ©veloppement ». Des synthèses des propositions et opinions des participants sont transmises directement Ă  SĂ©golène Royal, ce qui constitue la force de la candidate des socialistes, radicaux et citoyens dans cette campagne.

Article du Monde du 1er février 2007

Les thèmes des débats participatifs
Thèmes traités dans les débats participatifs en janvier (source: Désirs d'Avenir)

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